Etosha fait 22 000 km², à peu près la taille de la Belgique. On y est entrés par le sud et on a mis trois jours pour traverser. La règle dans le parc : rester sur les pistes, ne pas sortir du véhicule sauf dans les camps. Ça change l'expérience — on observe depuis la fenêtre, aux jumelles, en silence.

Les animaux sont là, mais pas de la manière dont on se l'imagine. Pas de lions en embuscade au bord de la route. Plutôt des zèbres à 200 mètres, une girafe à peine visible dans les hautes herbes, un éléphant solitaire qui traverse lentement devant le truck sans nous accorder un regard.


Ce qui reste de ces trois jours : le silence, surtout. Et cette impression d'être dans un monde qui fonctionnerait très bien sans nous.
